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mercredi 9 décembre 2009

Le GABD au Festival d'Angoulême

Le groupement bande dessinée du SNAC sera présent et actif au Festival d'Angoulême cette année.

Samedi 30 Janvier, de 16H30 à 18H00, venez nombreux discuter de "Nouvelles pratiques éditoriales, auteurs en danger ?" à l'auditorium du Musée de la bande dessinée d'Angoulême, à l'initiative du GABD du Snac et de la CIBDI.

A l'issue de la discussion, vous pourrez rencontrer des membres du comité de pilotage du syndicat, leur poser vos questions, demander des conseils personnels, des renseignements, prendre votre bulletin d'adhésion etc...

N'hésitez pas à faire passer le mot.

mardi 8 décembre 2009

Article sur la propriété des planches et des clichés originaux.

Les planches originales restent la propriété de L’AUTEUR et seront à sa disposition,
après parution de l’Ouvrage.
Les clichés, films et compositions restent la propriété de
l'ÉDITEUR. L'ÉDITEUR pourra librement céder ou laisser utiliser le matériel dont
il est propriétaire à l’occasion d’exploitations secondaires ou dérivés de l’Ouvrage,
toutes rémunérations perçues à ce titre, lui restant intégralement acquises.

Cet article, qu’on retrouve dans tous les contrats d’édition de bande dessinée, sous cette forme ou sous une forme approchante, trouve sa justification dans la mesure où l’éditeur a payé la photogravure. Cela a longtemps été le seul cas de figure et c’est encore monnaie courante : une majorité des cas, me dit-on.

De plus en plus souvent, pourtant, l’auteur réalise la photogravure (et parfois la mise en page, pour lui permettre, par exemple, de placer sa typo dans les bulles) et cela sans être rémunéré, bien entendu. Dans ce dernier cas, cet article, bien évidemment, ne se justifie plus du tout. Il convient donc d’obtenir soit une rémunération, soit une répartition juste des sommes perçues par l’éditeur au titre de la revente de ce matériel.

Par rémunération de l’auteur pour la réalisation des scans, j’entends qu’il ne s’agisse pas d’une rallonge d’avance sur les droits d’auteur : dans le cas d’un succès, cette avance n’est, au fond, qu’une somme due en tout état de cause. Non. J’entends une rémunération forfaitaire, du même type que celle que percevrait un photograveur. Le paiement d’une prestation.

Au cas, fort probable, où l’éditeur s’y refuserait, reste la solution d’aménager cet article en tenant compte des frais que l’auteur engage, gratis pro deo. À savoir son temps, son savoir faire et l’investissement dans le matériel adéquat. Et des frais, donc de l’avance de trésorerie, que l’éditeur n’a plus à faire. Une répartition juste serait donc une réversion pure et simple des sommes perçues à l’auteur.

Ne rêvons pas.

Une répartition égale serait le minimum. Une répartition inégale en faveur de l’auteur serait mieux venue encore. Ce que nous avons pu obtenir dans certains cas est un taux de 60/40%, sous la forme suivante :

Ces planches originales restent la propriété de L’AUTEUR. L’AUTEUR cède gracieusement les clichés qu’il a réalisés à l’ÉDITEUR, sous forme de fichiers. L’ÉDITEUR pourra librement céder ou laisser utiliser ce matériel à l’occasion d’exploitations secondaires ou dérivés de l’Ouvrage. En contrepartie et compte tenu de la qualité technique exceptionnelle des fichiers remis par l’auteur, 60 % des sommes brutes hors taxes encaissées par l’ÉDITEUR à ce titre seront reversés à l’AUTEUR. Cette somme, dissociée des droits et à-valoir versés à l’AUTEUR, ne sera pas imputée sur les droits à provenir des exploitations de l’Ouvrage.

Je vous engage à vous y référer comme base de discussion, a minima.

Reste, dans le même ordre d’idée, l’exploitation lors de la traduction d’une police de caractère créée par l’auteur (ce qui est souhaitable, pour éviter les catastrophes qu’on voit parfois dans ce domaine). C’est un autre débat, qui implique que l’auteur ait déposé une license concernant cette police. Nous y reviendrons sans doute.

Emmanuel Moynot, pour le Groupement des Auteurs de BD du SNAC.

mercredi 2 décembre 2009

Rapport sur la journée du CIBD sur la BD numérique

Un premier rapport de la journée professionnelle de la BD numérique organisée par le CIBDI est consultable en ligne, en attendant la diffusion du podcast. Vous pouvez cliquer sur l'image pour le consulter.